Presque 6 mois que nous sommes rentrés et que ce blog ne vit plus. Presque 6 mois d'une vie tourbillonnante, qui est en train de se calmer un peu.
Dès le retour nous nous sommes lancés corps et âme dans les démarches d'une nouvelle vie en France. Recherche d'un boulot (pour MiKL, moi j'avais trouvé lorsque nous étions encore en Australie), achat d'une nouvelle voiture, décision cruciale sur la ville d'habitation puis recherche d'un appartement, déménagement, emménagement, achat des meubles. Plus une vie sociale bien chargée avec notamment des week-ends à droite à gauche pour revoir les amis et la famille (à ce jour on compte 3 séjours en Dordogne, 2 en Alsace, 1 à Toulouse, 1 à Paris [à moitié pour le boulot], 1 en Ardèche, et un nombre incalculable à Voiron).
Des photos on en a plein, mais le tri n'avance pas très vite. "Ca fait mal de revoir tous ces beaux paysages". Ou peut-être que garder pour nous ce que l'on a vu est une manière d'éviter que cela s'efface trop vite... Alors on se fixe des objectifs : imprimer notre livre de photos avant Noël, faire un petit diaporama à projeter le jour de notre crémaillère (qui du coup n'a pas de date définie, comme ça pas de risque de la faire trop rapidement).
Une question revient sans cesse dans la bouche de nos interlocuteurs : "Et la prochaine destination, c'est quoi ?". A croire qu'ils nous préfèrent quand on est loin, ou qu'ils vivent leurs rêves de voyages à travers les nôtres. Oh notre réponse était assez claire au départ : "nulle part, on se pose en France pour l'instant". Jusqu'au jour où on a répondu en chœur "je ne sais pas encore". Notez la nuance. Depuis ça tournicote au fond de nos esprits : une résidence permanente au Canada ? Oui mais à Toronto alors. Cela dit le climat australien est quand même plus sympa, et puis on a pas vu la Côte Est. Tiens, on a des amis en vacances en Nouvelle-Zélande, c'est vrai que notre séjour là-bas était génial. Mais bon qu'est-ce qu'on pourrait bien y faire comme boulot ?
Le boulot d'ailleurs, c'est parti à 100 à l'heure. Tellement vite que parfois j'ai l'impression de foncer droit dans le mur, sans réussir à prendre le temps de me poser les bonnes questions. Mais je crois que c'est toujours le cas lorsque l'on débute quelque chose, il faut le temps de prendre ses marques, ses repères, de se forger ses opinions et de construire sa pratique comme on dit.
Hier j'ai vu une interview de Jacques Attali qui parlait de son nouveau livre. Pour survivre aux crises, dit-il, il faut arriver à se projeter dans 20 ans. Pour l'instant ce n'est pas le cas, alors espérons qu'aucune crise ne viendra troubler le fragile équilibre que nous venons de recréer ici.
Photo prise par Emilie le 26 juillet 2009, en Ardèche.






