Plus de maison, plus de boulot. Et c’est reparti pour un tour. J’inaugure ce soir une catégorie “états d’âme”. Je crois sais que je ne réalise pas du tout ce qui m’arrive.
A refuser de trop anticiper ce voyage, à éviter de faire des plans sur la comète, je me retrouve aujourd’hui dans un monde étrange, je perds pied avec la réalité. Faisons le point sur la situation, un état des lieux, encore un : j’étais il y a peu dans un appartement douillet, dans un job qui me plaisait, entourés de personnes que j’appréciais, et qui je crois m’appréciaient… et ben tout ça c’est fini. Parce que je pars en Australie. Bon ok c’est un peu raccourci mais de l’écrire ça m’aide je crois à m’ancrer un peu plus dans le réel. Donc ça y est, c’est reparti. Pourquoi déjà ? Là de suite je ne sais plus. C’est déjà trop tard, ou encore trop tôt pour creuser cette question. Je pense qu’il va me falloir au moins deux semaines pour encaisser le truc.
Pourtant on le prépare ce voyage, le rétro-planning a commencé il y a un an ! Visa, billets, préavis, courriers, budget, préparatifs divers et variés. Oui, je crois qu’on a bien travaillé, tout est prêt ou presque… sauf nous en fait, un détail. Le point positif c’est déjà que c’est un “nous”, et qu’à deux on est plus fort, forcément (?). Alors même si on ne sait pas où on va, allons-y de bon coeur.
Dans le fond ce qu’on recherche c’est aussi (surtout?) cette aventure. Et ce n’est pas comme si c’était notre première fois. Mais la dernière, au Canada, n’était pas si obscure. On ne savait pas trop où on allait, mais on savait à peu près où on reviendrait et ce qui nous y attendrait. Même s’il s’est avéré que le hasard de la vie a mélangé un peu les cartes du jeu. Mais là ce n’est plus le cas : on sait qu’on part, mais on ne sait pas combien de temps (6 mois, 1 an, plus…), ce qu’on fera là-bas, ce qu’on fera en revenant et où. Et il y a aussi la barrière de la langue que l’on n’a pas affronté au Québec. Bref c’est un vrai nouveau départ. Alors lâchons le mot : ça fait peur ! En fait non, pas vraiment, parce que pour avoir peur il faut être conscient et je n’en suis pas là.
Et puis j’avoue, là je fatigue, grave. Les semaines dernières ont été bien chargées, et c’est pas fini. Alors au moins deux semaines de vacances avant de rechercher un nouveau travail, ça ne sera pas du luxe. Vacances… enfin. j’ai presque oublié ce que c’était. Je crois que ma dernière semaine de vacances remonte à bientôt un an, c’est dire.
Bon allons, trêve de calimérotage, haut les coeurs, larguons les amarres !
Faisons nos valises, et laissons nous porter par le vent (et par l’airbus).
Reste à dire au revoir aux amis et aux familles…
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