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2009

2008

jeudi 22 janvier 2009 up

Wellington et Auckland

Les deux plus grandes villes de Nouvelle-Zélande se trouvent dans l’île du Nord. Il s’agit de Wellington, la capitale, et Auckland, où habite plus d’un tiers de la population du pays.

A Wellington vous pourrez visiter les bâtiments du Parlement, prendre le cable car (funiculaire) pour avoir une vue d’ensemble de la ville et redescendre à travers le jardin botanique, flâner le long des quais ou encore passer la journée au Te Papa Museum, le plus grand musée du pays.

A Auckland vous pourrez monter en haut de la SkyTower (la plus grande tour de l’hémisphère sud, mais ici ils sont toujours les “plus” de quelque chose), visiter des petits quartiers sympas, vous balader le long d’une des côtes (nord ou sud, Auckland étant la seule ville au monde à posséder deux ports sur des mers différentes (mer de Tasmanie et océan Pacifique), vous reposer dans un des nombreux parcs, aller admirer la vue du haut d’un volcan ou encore passer la journée à l’Auckland Museum et voir ses superbes collections d’art maori et polynésien.

Nous avons passé seulement une journée à Wellington, contre une semaine à Auckland mais j’avoue avoir préféré la capitale, plus petite et plus “européenne”. Michael lui a préféré Auckland, en particulier en raison du grand nombre de bateaux présents dans la baie, voiliers, hors-bord, il y en a pour tous les goûts.

Enfin je profite de ce billet pour vous signaler que les photos de l’île du Nord sont enfin en ligne : http://www.flickr.com/photos/travelseek/collections/72157609963188623/

jeudi 15 janvier 2009 up

Kauris, fougères et Pohutukawas

La Nouvelle-Zélande étant très isolée du reste du monde, c’est un des territoires qui a été occupé le plus tardivement par l’Homme (les maoris sont arrivés vers le XIème siècle, les européens en 1642). De plus, il existe un très fort taux d’espèces végétales endémiques comme les arbres géants (ou kauris), les différentes sortes de fougères ou le Christmas Tree local, le Pohutukawa.

Les plus grands arbres du pays sont les kauris. Ces arbres dont certains sont plusieurs fois centenaires sont impressionants par leur taille, la rectitude de leur tronc, la resistance de leur bois et la qualité de leur résine. De ce fait ils ont subi une exploitation forestière intensive durant les XIXème et XXème siècle et il ne reste aujourd’hui plus qu’un très petit nombre de specimens.

Le plus grand d’entre eux mesure 52m et a été nommé Tane Mahuta par les maoris, ce qui signifie “le seigneur de la forêt”. Nous avons aussi vu “Te Matua Ngahere” (le père de la forêt, seulement 29m de haut mais un tronc de 5m de diamètre), ainsi que les 4 Sisters (4 kauris très rapprochés) et Yakas (44m de hauteur, tronc de 4m de diamètre).

Ces arbres géants au bois si solide ont cependant une faiblesse : leurs racines. Celles-ci sont peu profondes, délicates, et menacées par un agent pathogène découvert récemment : le Phytophthora Agathis. La meilleure protection que le DOC (Department of Conservation) ait trouvé pour l’instant c’est d’encourager les touristes à ne pas marcher directement sur les racines des troncs (d’où le petit pont sur la photo du dessous), et à nettoyer leurs chaussures lorsqu’ils passent d’une forêt à une autre.

 

Les kauris ne sont pas les seuls représentants du règne végétal en Nouvelle-Zélande. Rappelons que la fougère argentée est un des symboles du pays. Et pour cause, elles sont présentes partout et sous différentes formes : de la petite fougère que l’on connait en France aux arbres fougères (ressemblant à des palmiers) en passant par les fougères géantes des sous-bois il y en a pour tous les gouts !

 

Enfin le dernier arbre emblématique de la Nouvelle-Zélande est le Pohutukawa. Il pousse à l’état sauvage le long des plages mais on en trouve aussi dans tous les jardins publiques, en particulier dans la région d’Auckland. Il y a aussi le Rata, une autre sous-espèce qui pousse davantage dans l’intérieur des terres. Ces arbres ont la particularité de donner de belles fleurs rouges aux alentours de Noël, ce qui nous a permis d’en voir tout au long de notre séjour.

  

mercredi 14 janvier 2009 up

Volcanisme et activité géothermique

Si l’île du Sud possède ses Alpes et les plus hauts sommets du pays, l’île du Nord, elle, est appelée “île fumante” en raison du grand nombre de volcans que l’on peut y voir. En effet, le pays se trouve à la jonction de deux plaques tectoniques (la plaque australienne et la plaque pacifique) et il en résulte une activité sismique, volcanique et géothermique importante.

Nous avons été mis dans le bain dès le premier jour de notre arrivée sur l’île, lors de notre visite du Parlement à Wellington. La guide nous a expliqué comment dans les années 90 les fondations du bâtiment ont été complètement découpées pour installer à la base des isolateurs dynamiques. En résumé ce que j’ai compris c’est qu’en cas de tremblement de terre ces “gros ressorts” limitent les mouvements du bâtiment par rapport au sol, ce qui par extension limite les dégâts matériels et humains (voir ici pour des schémas plus parlant que mes explications).

Notre première rencontre avec les volcans a eu lieu dans le Tongariro National Park où nous avons fait une randonnée d’une journée (non Emilie, pas le Tongariro Crossing, la météo était trop mauvaise). Au programme : d’anciens cratères remplis d’eau (hum, on appelle ça des lacs non ?), mais aussi des volcans encore actifs autour de nous : les monts Ruapehu (2797m, dernière éruption en 1996), Ngauruhoe (2291m, dernière éruption en 1975) et Tongariro (1968m, dernière éruption en 1968).

Bien entendu nous avons aussi croisé le plus grand lac de Nouvelle-Zélande qui se trouve… dans le cratère d’un volcan (ou plutôt la caldeira car toute la matière autour du cratère a été expulsée au loin donc il n’y a pas de dénivelé) créé il y a 26 500 ans.

Lorsque l’on se promène dans cette région on aperçoit régulièrement de la fumée sortir des montagnes. Il y a de nombreuses hot pools naturelles ou pas, ainsi que des bouillons de boue. La ville de Rotorua est d’ailleurs très connue pour l’activité géothermique dans ses environs (avec aussi des geysers mais que nous n’avons pas vus), mais comme tout ceci n’est pas sans vapeurs de souffre, j’ai nommé cet endroit “la ville qui pue l’œuf pourri”.

 

Mais le coin le plus sympa pour prendre un bain chaud ça reste quand même la plage !! Sur la Hot Water Beach vous pouvez vous creuser un trou dans le sable à marée basse, et il se remplira immédiatement d’eau chaude. Il n’y a plus qu’à vous installer dans une eau à la température idéale jusqu’à ce que la marrée haute vienne le refroidir un peu.

Le dernier endroit qui nous a marqué au niveau volcanique est la ville d’Auckland. Elle est entourée d’anciens cratères (dont le Mt Eden où nous aurions passé la St Sylvestre si les averses ne nous avaient pas découragés), et selon les scientifiques ses habitants sous estiment énormement les risques d’éruption qu’ils encourent (the question is not if it will happen, the question is when).

 

Enfin dernière information : parmi les îles composant la Nouvelle-Zéalnde, la plus récente est la Rangitoto Island, au large d’Auckland, elle a moins de 700 ans !
mardi 13 janvier 2009 up

Merveilles géologiques

La Nouvelle-Zélande regorge de merveilles géologiques, principalement situées le long de ses 15 134km de côtes. Trois d’entre elles nous ont particulièrement marqués : les Moeraki Boulders, les Pancake Rocks et Cathedral Cove.

- les Moeraki Boulders sont de gros rochers lisses et sphériques reposant sur la plage de Moeraki. Ce sont des concretions de boue datant du Paleocene qui ont été mise à jour par l’erosion. Malheureusement il n’en reste aujourd’hui que quelques-unes (les plus grosses) car les touristes des décenies précédentes ont eu tendance à les ramener chez eux en souvenir.

 

- les Pancake Rocks sont des falaises de limestone ressemblant à de grosses piles de pancakes. Elles ont été créées par l’action de hautes pressions sur une alternance de sediments durs et mous. A marée haute, on peut apercevoir des sortes de geysers ou blowholes.


- enfin Cathedral Cove est une arche naturelle située dans la péninsule de Coromandel, dans l’île du Nord. C’est sa forme d’alcôve qui lui a valu son nom, et elle est au coeur d’un réserve marine magnifique pour faire de la plongée ou du snorkelling.