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2008

samedi 26 avril 2008 up

Overseas Recognition

Je continue mes recherches concernant l’orthophonie en Australie en présentant cette fois-ci la procédure à suivre pour la reconnaissance de diplôme.

  • Qui est habilité à donner cette reconnaissance ?
 Speech Pathology Australia, l’organisation professionnelle des orthophonistes australiens.

Logo Speech Pathology Australia, juin 2008
  • Quelles sont les premières démarches à faire ?
Télécharger et lire le document d’information fourni par Speech Pathology Australia,  passer le test d’anglais, puis remplir le dossier de demande d’admission.

  • Quels sont les compétences requises ?
Le document CBOS 2001 (Competency-Based Occupational standards 2001) précise les compétences minimales, les connaissances de base et les attitudes requises pour pouvoir pratiquer la profession d’orthophoniste.
Celles-ci concernent les domaines de la parole, du langage, de la déglutition, de la voix et du bégaiement, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant, et pour les troubles acquis comme pour les troubles développementaux.
Le CBOS 2001 est divisé en plusieurs parties concernant le bilan, l’analyse et l’interprétation des troubles observés, la planification de l’intervention orthophonique, l’intervention en elle-même, la prévention et le développement professionnel.

  • En quoi consiste le dossier ?
Il faut fournir le formulaire d’admission rempli, des informations complètes sur vos qualifications en orthophonie, une attestation de reconnaissance officielle de votre statut d’orthophoniste en France (ex : être syndiqué ou avoir un contrat de travail), une attestation du niveau d’anglais (voir plus loin), un portfolio (voir paragraphe suivant), une preuve de travail d’un minimum de 1000 heures dans les 5 dernières années si vous êtes diplômé depuis plus de 5 ans, et enfin un traduction officielle de tous les documents pré-cités qui ne sont pas en anglais.

  • Ce fameux portfolio, c’est quoi ?
Ce sont des documents sur supports variés (écrits, cassettes vidéos ou audios, DVD, CD) permettant de démontrer vos compétences en orthophonie dans chaque unité décrite dans le CBOS 2001. Il est estimé qu’un maximum de 24 pièces (en triple exemplaires chacune) dans le portfolio est nécessaire pour avoir la reconnaissance de diplôme. Les preuves dans ces documents peuvent être soit directes (vidéos de séances de rééducation, dossier complet de prise en charge…), soit indirectes (preuves de validation de cours universitaires ou de formation continue, commentaires sur comment vous pourriez utiliser vos connaissances face à des situations nouvelles et pour lesquelles vous n’êtes pas formé…). Bien entendu, les preuves directes sont plus recommandées que les preuves indirectes, et il faut tout les faire traduire officiellement.

  • Et le niveau d’anglais ?
Le test à passer est le Occupational English Test (OET). Avec sur les 4 sections au minimum 3 “A” et un “B”, autant dire qu’il faut être très fort en anglais médical. Il coûte la modique somme de AUD$775 si on le passe hors d’Australie, AUD$528 si on y est. A noter que les centres d’examens les plus proches de chez nous sont Berlin, Londres et Moscou, j’hésite à mettre Le Caire aussi… en tout cas il n’y en a pas en France !

  • Combien ça coûte et combien de temps ça met ?
Il vous en coutera AUD$900, à payer lors de la remise du dossier (sans compter les frais pour le test d’anglais). Pour les délais, comptez 2 mois pour avoir les résultats du test d’anglais, puis si votre dossier est bien monté et que vous réagissez rapidement aux demandes de renseignements complémentaires, comptez encore maximum 2 ans avant d’avoir votre reconnaissance de diplôme.

Si après avoir lu tout ça vous êtes encore motivé pour la reconnaissance de diplôme, je vous souhaite bien du courage… Quant à moi, je sais déjà que je ne vais pas la demander maintenant, surtout pour un an. Mais je garde les infos au chaud, on ne sait jamais !

Edit du 5 mai : d’après Speech Pathology Australia que je contactais à un autre sujet, la reconnaissance de diplôme prendrait 12 semaines…
samedi 2 février 2008 up

Suites des démarches pour l'installation à l'étranger...

Après mon euphorie de la dernière fois, vous imaginez ma déception lorsque j'ai reçu cet email du Consulat général de France à Sydney :

Madame, le Consulat n'est pas en mesure de vous conseiller sur ces points qui relèvent de la règlementation australienne.
Toutefois, et ceci est un conseil personnel, assurez vous d'être en mesure de travailler.
De plus l'exercice des professions médicales de ce type est peut-être règlementée, que votre clientèle soit australienne, française, expatriée ou pas... Il n'existe donc pas de "procédure" qui vous permettrait de n'exercer qu'après des français. Vous êtes en Australie, la loi et les règlements australiens s'appliquent.


De plus j'ai contacté le lycée français qui m'a indiqué qu'il y a déjà une orthophoniste francophone à Sydney... sauf que personne ne me répond lorsque je demande les coordonnées de cette dame :-(

Allez courage, au pire je ferais des burgers chez McDo mais ça ne m'empêchera pas de partir !

mardi 22 janvier 2008 up

Modalités d'exercice à l'étranger

Comme je l'ai dit il y a déjà quelques mois, je suis en train de me renseigner sur les démarches à effectuer pour une installation à l'étranger.
Et vu que ces informations pourraient éventuellement intéresser certains lecteurs, voici donc ce que je sais pour l'instant :

Pour exercer en français, auprès de Français de l'étranger, assuré en France :
- il faut faire enregistrer votre diplôme à la DRAS état de votre département de résidence (une résidence administrative, en quelque sorte, celle d'un parent par ex) en précisant que vous allez exercer en libéral dans tel pays étranger (vous aurez ainsi un numéro ADELI, celui de votre identification à l'assurance maladie, ainsi qu'une carte professionnelle)
- il vous faut prévenir la caisse des français à l'étranger (ou à défaut la CNAMTS), qui vous guidera dans vos démarches administratives : établissement de feuilles de soins, assurance maladie et ursaff...
- il faut vous inscrire à la CARPIMKO (caisse de retraite obligatoire)
- il faudrait que vous préveniez sur place Ambassade et Consulat
- il serait bon aussi de prendre attache avec l'organisation syndicale ou ordinale des SLT australiens, afin de ne pas avoir de pb avec la profession autochtone.


La demande d'entente préalable n'est pas indispensable pour les actes médicaux en série dispensés à l'étranger.
Elle a pour vocation de vous indiquer la base de remboursement sur laquelle la Caisse prendra éventuellement en charge les soins.
Mais il faudra joindre a votre demande de remboursement une prescription médicale établie soit par un médecin français soit par un praticien étranger comportant :
- les nom et prénom du patient
- la nature et le siège des soins
- le nombre de séances et leur fréquence.


A noter que ces deux interlocuteurs m'ont répondu rapidement et de manière très cordiale (c'est toujours bon à prendre dans cette jungle administrative) !!