Au programme de la journée : le Flinders Chase National Park. Notre première étape sera consacrée à l'Admirals Arch. il s'agit d'une grand arche creusée par les éléments à la pointe sud-ouest de l'île. Le site est splendide, certes à cause de l'arche, mais surtout grâce à la colonie de phoques néo-zélandais (New-Zealand Fur Seal) qui a élu domicile sur cette partie de la côte. On reste donc un long moment à les regarder (et à les photographier, cela va de soit). Les paysages que l'on rencontre sur cette île nous rappellent beaucoup la Nouvelle-Zélande, et pour le coup la faune aussi.
A quelques kilomètres sur la même partie de la côte se trouvent les Remarkable Rocks, des rochers spectaculaires. Coté situation, il sont perchés sur un dôme granitique en bord d'océan, caressé par les vagues. Coté couleur, les lichens orangés qui recouvre une partie des rochers contrastent merveilleusement avec le bleu de l'océan. Coté forme, ces rochers semblent avoir été taillés par un sculpteur. Mère nature est une artiste.
Le van garé à coté du nôtre sur le parking est l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas faire, une vraie vitrine de magasin. Délicatement mis en évidence sur les sièges avant on voit sans difficulté 2 ipods dernière génération, un appareil photo bridge numérique, un sac à main et un portefeuille. C'est énorme de bêtise et/ou d'inconscience. Il manque juste un sticker "volez-nous" et une clé sur le contact, et le tableau serait parfait.
Notre temps étant compté sur l'île avant le ferry du soir, on aura malheureusement assez peu de temps pour randonner. Mais ça ne nous empêche pas de profiter des paysages qui défilent devant nous. Les prairies sont clairsemées de moutons, et à l'occasion de wallabies et de kangourous. La prudence est de mise sur la route, les risques de croiser un de ces vagabonds étant ici plus importants qu'ailleurs.
On arrive à Penneshaw juste à temps pour le ferry retour. La manoeuvre d'embarquement en marche arrière n'est pas des plus agréables, mais rien de complexe vu l'encadrement : un type derrière le van, un autre devant, et un dernier à la fenêtre pour asséner les instructions, même aveugle j'aurai pu le faire ce créneau. Pas de dauphins pendant la traversée cette fois-ci, mais un magnifique soleil couchant.
Et on rejoint finalement notre campground d'avant le départ, à Rapid Bay. Le gérant du terrain de camping revient lui-aussi de Kangaroo Island quelques jours plus tôt. Verdict : c'est cher ! surtout la traversée. Mais il est content d'avoir vu tous ces wallabies. Et nous aussi !







La pluie qui nous
accompagnait hier semble s'être calmée pour nous laisser profiter de notre w-e.
Kangaroo Island sera sans doutes la dernière étape "découverte" de
notre road-trip à travers l'Australie. On se lève très tôt ce samedi matin pour
aller à Cape Jervis prendre le premier ferry vers l'île. Les collines de Rapid
Bay où on a passé la nuit sont magnifiques au levé du soleil. La traversée dure
moins d'une heure et le ferry est des plus confortables. La première bonne
surprise de la journée c'est que des dauphins croisent notre chemin et suivent
un petit moment le long du bateau. Ce ne sont pas les dauphins bleus gris qu'on
a pu voir sur la côte ouest. Ceux là ont des traces blanches et noires, comme
les dauphins Hector que l'on avait croisé au sud de la Nouvelle-Zélande (que de
souvenirs...). Le ferry gagne la course et les dauphins disparaissent dans
notre sillage.
Aussitôt arrivés
on part à la découverte de l'île. Elle est assez grande et deux jours ne seront
pas suffisant. On comprend assez vite que notre principal handicap n'est pas
seulement le temps mais aussi notre véhicule. En dépit des routes principales
goudronnées, un bon nombre de sites ne sont accessibles qu'en 4x4, ou à défaut
avec un deux-roues motrices plus flexible que ne l'est notre van. Rien de bien
grave, vu que de toute façon notre timing est restreint. On fait une pause au
Pelican Lagoon, puis Kingscote et Emu Bay. On admire la végétation luxuriante
de l'île, en particulier de magnifiques grass trees. Puis on part à la conquête
des sables du Little Sahara, un ensemble de dunes sur la côte sud de l'île. On
profite du spectacle de ceux qui sont venus défier la dune avec leur planche de
snowboard : gadins assurés, mais avec le sourire !
En me penchant
sous le van je m'aperçoit qu'il y a un tuyau qui traîne... mauvais signe,
n'est-ce pas ? Rien de grave, c'est le tuyau qui alimente l'évier en eau. Il
s'est décroché et est venu se poser sur le pot d'échappement. Résultat tuyau
fondu, tuyau foutu. Mais c'est sans compter sur la bienveillance de notre
voisin de campement, qui nous repère la tête sous le van. Quelques instants
plus tard nous voilà équipés d'un tuyau de remplacement offert par le gentleman
(c'est fou ce qu'ils peuvent trimbaler comme matos dans une caravane). Reste à
monter le dit tuyau, mais là m'allonger dans la pelouse inondée par le
réservoir d'eau qui vient de se vider, je ne le sens pas trop (oui, je suis un
petit joueur). On remet donc ça à plus tard, peut-être quand le van sera sur le
banc du garagiste, tout sera alors beaucoup plus accessible.
On me l'avait
dit, mais le voir en vrai c'est toujours plus marquant. Et c'est aussi pour ces
petits moments hors du commun qu'on s'est lancés dans l'aventure.
Il a fait bien froid
cette nuit (moins de 10°C), le contraste avec les 4 dernières semaines est
saisissant. Ce matin on opte tous pour le pantalon, les baskets et le pull
(tous, sauf un irréductible gaulois qui le regrettera un peu plus tard
)
Encore une journée
de route aujourd'hui, nous sommes à quelques centaines de kilomètres de Port
Augusta, la ville qui marque le début de la civilisation (ou la fin c'est
selon). Parfois des aigles noirs nous observent du bord de la route, un morceau
de kangourou (ou de renard) dans le bec. J'ai beau essayer de me concentrer mon
esprit finit toujours par divaguer et je manque invariablement les photos de
ces magnifiques rapaces, pour le grand malheur de MiKL qui ralentit pourtant en
me donnant les instructions appropriées.
Une fois à Port
Augusta on se dirige directement… vers le McDo pour une petite séance
d'internet (comment ça on est des geeks ?), et vers la station service pour
faire un plein à un prix enfin raisonnable.





