Gime a job !
Par MiKL le jeudi 16 octobre 2008, 18:33 - News - Lien permanent
Pendant que Lydie trime pour payer les factures, moi je me tourne les pouces. Bon ok, ce n’est pas tout à fait vrai. En tant qu’homme au foyer de première catégorie, je m’occupe de tout le reste. Et, accessoirement, je cherche un job !
Entendons nous bien, je cherche un “vrai” job, aka un job qualifié, en IT. Oui mais voilà, c’est pas si simple.
Déjà il faut décrocher un entretien (je n’en suis même pas là), le réussir, idem pour le second qui suit généralement, puis réussir suffisament dans son job pour le garder. Et tout ça en anglais, of course.
“Excellent communication skills is a must” qu’ils disent sur certaines annonces. Oui ben ça va, je me débrouille in english, mais de là à dire ‘excellent’, ça risque d’être chaud.
Donc premier obstacle : l’anglais. Avec un peu de training, ça reste surmontable.
Deuxième obstacle : le visa. En WHV australien on ne peut travailler que 6 mois pour un même employeur. Et ça, ça à tendance à les refroidir sérieusement. Et quand bien même ça ne constituerait pas d’obstacle psychologique pour le recruteur, ça nous restreint quand même aux short term contracts, qui ne sont pas le pain quotidien de l’IT.
Dernier obstacle : mes compétences (mainframe) ne sont pas du tout recherchées ici (Pacbase, c’est quoi ça?).
Au Canada, j’avais déjà un peu galéré (6 mois avant de trouver une vrai job, ou du moins avant qu’elle ne me trouve), donc c’est sans surprise. Rassurez-vous, aucune déception, la situation dans laquelle nous sommes actuellement correspond exactement à ce à quoi on s’attendait.
Du moins presque
Si on rajoute le contexte particulier dans lequel se trouve l’économie australienne (et mondiale) en ce moment, ben c’est pas gagné. En ce moment mon moral suit à peu de chose près les courbes des marchés.

Dessin de Martin Vidberg du 13/10/2008, allez voir son blog : http://vidberg.blog.lemonde.fr/
J’en profite pour citer encore une petite annonce vue hier sur seek.com.au (le gros site de recherche d’emploi local) :
Mes premiers employeurs sont quand même censés être les banques, c’est “un peu” ma spécialité. Sauf que là maintenant, les banques, je pressens qu’elles ne sont pas très chaudes pour claquer de la tune dans des projets informatiques. Un grand vide dans la Force je perçois, comme dirait maitre Yoda. Et il y a de bonne chance que ça perdure au moins un ou deux ans (expérience post 9/11) et ce n’est donc pas tant pour ici que je m’inquiète, mais plutôt pour le retour en France après cette escapade down under.
Enfin bon, rien de grave les amis, pas de panique
Encore quelques jours à rechercher dans ma branche, et si rien ne pointe le bout de son nez, je rejoindrai Lydie au banc des jobs administratifs divers et variés (enfin espérons). Un peu de saisie de donnée par exemple, ça ne me fera pas de mal.
“No worries” comme ils disent !
Entendons nous bien, je cherche un “vrai” job, aka un job qualifié, en IT. Oui mais voilà, c’est pas si simple.
Déjà il faut décrocher un entretien (je n’en suis même pas là), le réussir, idem pour le second qui suit généralement, puis réussir suffisament dans son job pour le garder. Et tout ça en anglais, of course.
“Excellent communication skills is a must” qu’ils disent sur certaines annonces. Oui ben ça va, je me débrouille in english, mais de là à dire ‘excellent’, ça risque d’être chaud.
Donc premier obstacle : l’anglais. Avec un peu de training, ça reste surmontable.
Deuxième obstacle : le visa. En WHV australien on ne peut travailler que 6 mois pour un même employeur. Et ça, ça à tendance à les refroidir sérieusement. Et quand bien même ça ne constituerait pas d’obstacle psychologique pour le recruteur, ça nous restreint quand même aux short term contracts, qui ne sont pas le pain quotidien de l’IT.
Dernier obstacle : mes compétences (mainframe) ne sont pas du tout recherchées ici (Pacbase, c’est quoi ça?).
Au Canada, j’avais déjà un peu galéré (6 mois avant de trouver une vrai job, ou du moins avant qu’elle ne me trouve), donc c’est sans surprise. Rassurez-vous, aucune déception, la situation dans laquelle nous sommes actuellement correspond exactement à ce à quoi on s’attendait.
Du moins presque
Si on rajoute le contexte particulier dans lequel se trouve l’économie australienne (et mondiale) en ce moment, ben c’est pas gagné. En ce moment mon moral suit à peu de chose près les courbes des marchés.

Dessin de Martin Vidberg du 13/10/2008, allez voir son blog : http://vidberg.blog.lemonde.fr/
J’en profite pour citer encore une petite annonce vue hier sur seek.com.au (le gros site de recherche d’emploi local) :
Voilà, voilà12 Months Contract, Interviewing NOW, Secure yourself in the recession !!

Mes premiers employeurs sont quand même censés être les banques, c’est “un peu” ma spécialité. Sauf que là maintenant, les banques, je pressens qu’elles ne sont pas très chaudes pour claquer de la tune dans des projets informatiques. Un grand vide dans la Force je perçois, comme dirait maitre Yoda. Et il y a de bonne chance que ça perdure au moins un ou deux ans (expérience post 9/11) et ce n’est donc pas tant pour ici que je m’inquiète, mais plutôt pour le retour en France après cette escapade down under.
Enfin bon, rien de grave les amis, pas de panique
Encore quelques jours à rechercher dans ma branche, et si rien ne pointe le bout de son nez, je rejoindrai Lydie au banc des jobs administratifs divers et variés (enfin espérons). Un peu de saisie de donnée par exemple, ça ne me fera pas de mal.“No worries” comme ils disent !







Commentaires
1. Le jeudi 16 octobre 2008, 23:42 par Ambroise
1. "mes compétences (mainframe) ne sont pas du tout recherchées ici (Pacbase, c’est quoi ça?)" => Le Mainframe ne se résume pas à Pacbase, je suis sûr qu'ils utilisent aussi Cobol/MVS/DB2 en Australie
2. Ne t'inquiète pas pour ton retour, en France on recherche toujours ce type de compétences : actuellement chez L. un groupe de nouveaux embauchés est en formation PAC et mon employeur cherche aussi des profils Mainframe expérimentés pour Lyon, Dijon ou Aix-en-Pce.
Pour ce qui est des banques, par exemple, les Caisse d'Epargne s'apprêtent à fusionner avec les BP alors il devrait bien y avoir du boulot pour harmoniser les SI.
3. Même si tu ne trouve pas un job IT en Australie, tu trouvera bien un "petit" boulot pour renflouer les caisses.
Ccl : ne baisse pas les bras MiKL !
2. Le vendredi 17 octobre 2008, 01:00 par Kristin
Ola,
Tu dis "mais plutôt pour le retour en France après cette escapade down under"...Don't worry car cela c'est pas demain. D'ici là, ça va évoluer et toutes les boites ne vont pas mettre clé sous la porte comme ça. Chez nous, mainframe est envisagé encore pdt 10ans minimum..c'est dire...!!
Alors un job juste pour l'escapade et les sorties en OZ, vu le contexte économique, ce sera pas si mal comme réussite.
Courage ! Reste positif !
3. Le vendredi 17 octobre 2008, 12:36 par Kevin
Salut MiKL, je suis tombé par hasard sur ton blog. Je pars le 2 janvier à Sydney et je suis aussi dans l'informatique. Par contre, je vais faire des petits boulots et je verrai dans l'info plus tard. Je vais commencer par des cours d'anglais avant de chercher un emploi parce que mon anglais est nul.
Bon courage!
4. Le vendredi 17 octobre 2008, 14:27 par MiKL
Merci pour ces petits mots d'encouragement
@Kris : oui c'est pas demain, c'est pour l'année prochaine. 2009 sera une année noire pour les SSSII françaises, c'est prévisible, ça sera le même bazard qu'en 2002. Mais c'est plutôt une bonne nouvelle, ça nous encourage à ne rentrer qu'en 2010 !
:-)
@Ambroise : oui bien entendu ils font du mainframe ici aussi. C'est juste qu'ils ne sont pas en manque comme ils peuvent l'être en J2EE ou .Net. Donc il n'ont pas de raison de faire l'effort d'aller chercher la ressource temporaire étrangère. Mais sur un malentendu, on ne sait jamais
Rassurez-vous, je ne baisse pas les bras !
Je ne cherche pas depuis longtemps, et j'ai encore pas mal d'espoir. Le risque c'est surtout que je m'habitue aux vacances 
Et puis à défaut d'un job en IT, il y a d'autres petits boulots, dans lesquels j'ai déjà de l'expérience, donc ça ne devrait pas être un souci.
@Kevin : ça peut être en effet un bon calcul de commencer par les petits boulots. Et c'est sans doutes ce que je vais faire. ça permet d'être plus en confiance en anglais professionnel, et également d'avoir des employeurs australiens comme référents. Bon courage dans tes préparatifs. Et travaille un maximum ton anglais avant de venir !
5. Le samedi 18 octobre 2008, 09:59 par Manu
Un mot d'encouragement de plus, ça ne fait jamais de mal ! Tiens le coup, ça va finir par marcher !