Si l’île du Sud possède ses Alpes et les plus hauts sommets du pays, l’île du Nord, elle, est appelée “île fumante” en raison du grand nombre de volcans que l’on peut y voir. En effet, le pays se trouve à la jonction de deux plaques tectoniques (la plaque australienne et la plaque pacifique) et il en résulte une activité sismique, volcanique et géothermique importante.

Nous avons été mis dans le bain dès le premier jour de notre arrivée sur l’île, lors de notre visite du Parlement à Wellington. La guide nous a expliqué comment dans les années 90 les fondations du bâtiment ont été complètement découpées pour installer à la base des isolateurs dynamiques. En résumé ce que j’ai compris c’est qu’en cas de tremblement de terre ces “gros ressorts” limitent les mouvements du bâtiment par rapport au sol, ce qui par extension limite les dégâts matériels et humains (voir ici pour des schémas plus parlant que mes explications).

Notre première rencontre avec les volcans a eu lieu dans le Tongariro National Park où nous avons fait une randonnée d’une journée (non Emilie, pas le Tongariro Crossing, la météo était trop mauvaise). Au programme : d’anciens cratères remplis d’eau (hum, on appelle ça des lacs non ?), mais aussi des volcans encore actifs autour de nous : les monts Ruapehu (2797m, dernière éruption en 1996), Ngauruhoe (2291m, dernière éruption en 1975) et Tongariro (1968m, dernière éruption en 1968).

Bien entendu nous avons aussi croisé le plus grand lac de Nouvelle-Zélande qui se trouve… dans le cratère d’un volcan (ou plutôt la caldeira car toute la matière autour du cratère a été expulsée au loin donc il n’y a pas de dénivelé) créé il y a 26 500 ans.

Lorsque l’on se promène dans cette région on aperçoit régulièrement de la fumée sortir des montagnes. Il y a de nombreuses hot pools naturelles ou pas, ainsi que des bouillons de boue. La ville de Rotorua est d’ailleurs très connue pour l’activité géothermique dans ses environs (avec aussi des geysers mais que nous n’avons pas vus), mais comme tout ceci n’est pas sans vapeurs de souffre, j’ai nommé cet endroit “la ville qui pue l’œuf pourri”.

 

Mais le coin le plus sympa pour prendre un bain chaud ça reste quand même la plage !! Sur la Hot Water Beach vous pouvez vous creuser un trou dans le sable à marée basse, et il se remplira immédiatement d’eau chaude. Il n’y a plus qu’à vous installer dans une eau à la température idéale jusqu’à ce que la marrée haute vienne le refroidir un peu.

Le dernier endroit qui nous a marqué au niveau volcanique est la ville d’Auckland. Elle est entourée d’anciens cratères (dont le Mt Eden où nous aurions passé la St Sylvestre si les averses ne nous avaient pas découragés), et selon les scientifiques ses habitants sous estiment énormement les risques d’éruption qu’ils encourent (the question is not if it will happen, the question is when).

 

Enfin dernière information : parmi les îles composant la Nouvelle-Zéalnde, la plus récente est la Rangitoto Island, au large d’Auckland, elle a moins de 700 ans !