Comme hier matin il pleuviote quand on se lève. On prend le temps de petit déjeuner et de faire un petit check-up du Tim-Tam avant de partir : niveau d'huile; niveau d'eau dans le radiateur, tout est bon.

Premier arrêt de la journée, Kates Berry Farm histoire d'avoir de la confiture pour demain. On demande au passage s'ils ont besoin de pickers mais visiblement c'est une toute petite exploitation donc non.

Deuxième arrêt Triabunna, courses rapides et fish and chips pour nous remonter le moral alors que la pluie commence à se calmer.

Troisième arrêt Sorell et son McDo, pas pour remanger des frites mais on capte le wifi gratuit du parking  :-)

Au passage on croise un couple de français avec lesquels on avait discuté hier à la Honeymoon Beach, c'est rigolo de se suivre comme ça ! Par contre en parlant de se suivre on n'a toujours pas réussi à croiser Bastien et Emilie qui sont partis 3 jours après nous de Sydney.  On garde un écart moyen de 2 jours, peut être qu'avec un peu de chance on les verra quand on remontera vers Hobart en revenant du sud au moment où eux y arriveront par le nord !

Enfin bon jusqu'à ce moment là comme vous le voyez rien de bien passionnant dans notre journée, mais ça arrive…

On s'installe au camping à quelques kilomètres de Port Arthur car on a bien besoin d'une douche après la rando d'hier. Autour de notre emplacement on observe plein de bestioles toutes mimi : petits wallabies et autres rongeurs en tout genre (je suis nulle en faune australienne, faudrait qu'on s'achète un bouquin). Mais aussi plein d'oiseaux dont des perruches multicolores et un petit jaune qui aime bien se regarder dans notre rétroviseur.

On prend nos douches en vitesse puis on avale deux paquets de nouilles chinoises (premier essai du micro-onde, il marche très bien merci, on se croirait presque à la maison) il faut dire qu'on a réservé le Ghost Tour à Port Arthur à 20h30. Là un guide nous emmène ainsi qu'une trentaine d'autres personnes dans les tréfonds de cette ancienne prison. Ce qu'il faut savoir c'est que la Tasman Peninsula est une presqu'île séparée du reste de la Tasmanie par un isthme de 100m de large. Au XIXème siècle elle avait donc été transformée en prison à ciel ouvert. Des chiens gardaient la bande de terre et la rumeur courait que les eaux étaient infestées de requins. Les prisonniers devaient effectuer toutes sortes de travaux, dont la construction du site en lui-même.

Notre guide avait tout prévu pour nous mettre dans l'ambiance : lampes tempêtes, histoires de fantômes, de meurtres et d'apparitions, bruits bizarres et extinction des lumières à l'improviste !

Bref, ça nous a bien plu !

Sur le chemin du retour au camping on surveillait activement la route, pour les fantômes d'une part mais surtout parce que de nuit on ne sait jamais si on ne va pas croiser un kangourou aventureux. Tout à coup Mikl, au volant, se tétanise en regardant sur sa droite. Il continue à rouler mais en se penchant fortement de mon côté, de toute façon on arrive à destination. Je ne comprends pas trop ce qui se passe mais il me fait descendre rapidement du van pour chercher la lampe torche : notre amie de la veille est revenue :-O

Oui vous avez bien lu, l'araignée mastodonte d'hier, celle qu'on n'a pas tuée ! Et elle remontait tranquillement le long de la vitre du conducteur !! Je crois que si j'avais été à la place de Mikl j'aurais tout lâché et on aurait fini dans le fossé !!! Enfin bon il faut bien qu'on s'en débarrasse cette fois-ci donc on ouvre la portière et on la fait tomber par terre à l'aide de notre tapette à mouche (outil indispensable  dans un van) puis je lui saute dessus à pieds joints avec mes chaussures de marche. A priori vu l'état dans lequel elle était ensuite elle ne devrait plus revenir. La question principale maintenant est : comment est-elle rentrée ?? Déjà une fois c'était flippant mais là le comeback est encore pire !! Si elle a pu rentrer deux jours de suite alors une autre pourra le faire aussi… Du coup on essaye de se rassurer comme on peut en se disant que tout le monde n'a pas la chance d'admirer un spécimen comme celui-ci de près, deux fois encore moins, donc statistiquement on devrait être bon jusqu'à la fin du voyage non ?