08/04 - Geikie Gorge
Par MiKL le mercredi 22 avril 2009, 11:46 - Sur la route - Lien permanent
De baobab en baobab, on poursuit la
longue route vers les territoires du nord.
Notre premier arrêt de la journée sera consacré au parc des Geikie Gorge. Chaleur + humidité = on coule... et on fatigue. Une petite marche autour des gorges de la rivière au rapidement raison du peu d'énergie qu'il nous reste. Chacun de nos pas soulève un nuage de poussière. On coule + poussière = tenue de camouflage pour pas cher! On comprend que les chemins de randonnées n'ont pas encore été réaménagé depuis la dernière crue. On a d'ailleurs dû traverser deux passages inondés en roulant (enfin 10cm d'eau, pas de panique). Dans le petit abris qui sert de point de rassemblement pour les tours en bateau sur la rivière, les différents niveaux de crue annuels sont indiqués. Le niveau d'eau de mars 2000 se trouve en haut de la toiture. Et vu que la base de l'abri n'est pas vraiment au niveau de l'eau, ça donne une idée de l'amplitude des crues.

On reprend la route assez rapidement. Par endroits on croise des incendies dans les herbes hautes. Un hélicoptère sillonne le ciel régulièrement, on suppose qu'il garde un œil sur ces départs de feux que l'on présume donc volontaires. On voit aussi de nombreuses termitières.

On s'arrête finalement vers 16h sur une
très belle aire de repos, Mary Pool, environ 200km après la ville de Fitzroy
Crossing. Ce sera journée courte aujourd'hui. Nous sommes fatigués, l'aire est
agréable, on va se la couler douce... Le site se trouve prêt d'une petite
rivière. Enfin 'petite' en ce moment, car la largeur des berges nous rappelle
qu'ici aussi les crues sont importantes. A l'entrée de la zone une
signalisation "Crocodile Safety" nous informe que les crocos traînent
par ici et que donc il ne vaut mieux pas faire trempette. Des dizaines de
cacatoès blancs à crête jaune sont posés sur les arbres le long du cours
d'eau. On assiste bientôt à un ballet de ces splendides volatiles (voir un
opéra, tant ces oiseaux sont aussi bruyants) qui tous ensembles partent à la
tombée du jour vers on ne sait où.





