Objectif de la journée : le fameux rocher rouge, Uluru. Avant de l'atteindre il nous reste 450km de route  à travers de grandes étendues de sable rouge recouvertes de buissons jaunes et verts. De temps en temps on croise des dunes particulièrement belles, avec de petites ondulations de sable. MiKL ouvre les yeux pour essayer de voir un des lézards à pointes qui existent ici mais ça reste peine perdue.

On profite ensuite d'un arrêt dans une roadhouse pour se payer une douche. En plein milieu d'après-midi on n'en avait pas vraiment envie mais ça commençait à devenir indispensable et ça reste tout de même moins cher que de payer une nuit de camping !

Vers 16h on arrive enfin à l'entrée du parc national et là mauvaise surprise pour MiKL qui n'avait pas lu le Lonely Planet : l'entrée est à $25 par personne pour un pass valable 3 jours. On n'avait encore jamais payé aussi cher pour accéder à un site naturel (même pour une visite guidée dans des grottes) et on espère que l'aménagement du parc est à la hauteur de ces frais. Malheureusement ce n'est pas le cas et cela restera notre grande déception du week-end. Le centre culturel contient très peu d'informations (aucune sur la formation géologique du monolithe), le point de vue pour le lever de soleil est mal aménagé, il n'y a des toilettes qu'à un seul endroit et j'en passe…

Le rocher par contre est sublime, bien moins lisse que ce qu'il n'y parait sur les cartes postales. On peut voir des grottes à plusieurs endroits, mais aussi des failles et de longues trainées noires laissées par les écoulements d'eau de pluie. On en fait le tour rapidement en voiture car il est quasiment l'heure d'aller s'installer avec la foule sur le parking réservé à l'observation du coucher de soleil. En se concentrant bien cependant on peut presque faire abstraction des gens autour de soi et profiter du spectacle : Uluru change de couleur quasiment toutes les minutes, passant  par toute la gamme des orange aux rouges puis aux violets.

En repartant vers notre aire de repos on embarque un auto-stoppeur français : Josselin. On papote un peu avec lui avant de partir se coucher, demain on aimerait bien voir le lever de soleil sur le rocher.