La pluie qui nous accompagnait hier semble s'être calmée pour nous laisser profiter de notre w-e. Kangaroo Island sera sans doutes la dernière étape "découverte" de notre road-trip à travers l'Australie. On se lève très tôt ce samedi matin pour aller à Cape Jervis prendre le premier ferry vers l'île. Les collines de Rapid Bay où on a passé la nuit sont magnifiques au levé du soleil. La traversée dure moins d'une heure et le ferry est des plus confortables. La première bonne surprise de la journée c'est que des dauphins croisent notre chemin et suivent un petit moment le long du bateau. Ce ne sont pas les dauphins bleus gris qu'on a pu voir sur la côte ouest. Ceux là ont des traces blanches et noires, comme les dauphins Hector que l'on avait croisé au sud de la Nouvelle-Zélande (que de souvenirs...). Le ferry gagne la course et les dauphins disparaissent dans notre sillage.

Aussitôt arrivés on part à la découverte de l'île. Elle est assez grande et deux jours ne seront pas suffisant. On comprend assez vite que notre principal handicap n'est pas seulement le temps mais aussi notre véhicule. En dépit des routes principales goudronnées, un bon nombre de sites ne sont accessibles qu'en 4x4, ou à défaut avec un deux-roues motrices plus flexible que ne l'est notre van. Rien de bien grave, vu que de toute façon notre timing est restreint. On fait une pause au Pelican Lagoon, puis Kingscote et Emu Bay. On admire la végétation luxuriante de l'île, en particulier de magnifiques grass trees. Puis on part à la conquête des sables du Little Sahara, un ensemble de dunes sur la côte sud de l'île. On profite du spectacle de ceux qui sont venus défier la dune avec leur planche de snowboard : gadins assurés, mais avec le sourire !

Le temps passe vite et on se décide à se poser au caravan park de l'ouest de l'île. Il y avait bien d'autres campground moins onéreux mais leur emplacement sur l'île de nous convenait pas. Et celui-ci Josselin nous en a déjà parlé, en particulier de la petite promenade pour aller voir wallabies et koalas juste à coté. C'est donc la première chose que l'on fait en arrivant, et on n'est pas déçus !! Sur le parcours on a droit a une cinquantaine de wallabies, une poignée de grands kangourous, un koala et quelques perroquets. Juste superbe. Quelques tentatives de photos mais la luminosité tombante n'était pas de notre coté. En revanche on a fait quelques petites vidéos souvenir des marsupiaux, on mettra ça en ligne un jour prochain.

En me penchant sous le van je m'aperçoit qu'il y a un tuyau qui traîne... mauvais signe, n'est-ce pas ? Rien de grave, c'est le tuyau qui alimente l'évier en eau. Il s'est décroché et est venu se poser sur le pot d'échappement. Résultat tuyau fondu, tuyau foutu. Mais c'est sans compter sur la bienveillance de notre voisin de campement, qui nous repère la tête sous le van. Quelques instants plus tard nous voilà équipés d'un tuyau de remplacement offert par le gentleman (c'est fou ce qu'ils peuvent trimbaler comme matos dans une caravane). Reste à monter le dit tuyau, mais là m'allonger dans la pelouse inondée par le réservoir d'eau qui vient de se vider, je ne le sens pas trop (oui, je suis un petit joueur). On remet donc ça à plus tard, peut-être quand le van sera sur le banc du garagiste, tout sera alors beaucoup plus accessible.

Pendant la soirée on entend une bestiole gratter à l'arrière du van. J'ouvre et j'éclaire : surprise, un possum (brush-tailed possum pour être précis) s'intéresse de près à notre van. Il s'éloigne tranquillement sous ma lumière vers une caravane voisine, no stress! On aperçoit aussi quelques wallabies entrain de brouter l'herbe à quelques mètres du van. Là encore pas de panique, on peut s'approcher très près d'eux sans qu'ils ne s'enfuient.

Un petit tour de nuit dans le camping nous réserve d'autres surprises, comme un autre couple de possums (ou plutôt une mère et son petit), ainsi qu'un koala bondissant. Yep ! Il a été surpris par le proprio d'une caravane pendant qu'il faisait je ne sais quoi près de la porte. Le voilà donc qui cavale à travers le terrain de camping pour aller grimper illico presto au premier arbre à sa portée. Tout ça sous mes yeux ébahis. La plupart du temps (99% de la journée), un koala c'est stone. ça ne bouge pas, ça mâchouille éventuellement quelques feuilles d'eucalyptus attrapées avec un flegme maîtrisé et une lenteur absolue. Mais là j'ai eu la démonstration que ça pouvait aussi être beaucoup plus vif. Le koala c'est un peu comme maître Yoda si vous voyez ce que je veux dire... :-) On me l'avait dit, mais le voir en vrai c'est toujours plus marquant. Et c'est aussi pour ces petits moments hors du commun qu'on s'est lancés dans l'aventure.