02/05 - Kangaroo Island 1/2
Par MiKL le mardi 12 mai 2009, 18:00 - Sur la route - Lien permanent
La pluie qui nous
accompagnait hier semble s'être calmée pour nous laisser profiter de notre w-e.
Kangaroo Island sera sans doutes la dernière étape "découverte" de
notre road-trip à travers l'Australie. On se lève très tôt ce samedi matin pour
aller à Cape Jervis prendre le premier ferry vers l'île. Les collines de Rapid
Bay où on a passé la nuit sont magnifiques au levé du soleil. La traversée dure
moins d'une heure et le ferry est des plus confortables. La première bonne
surprise de la journée c'est que des dauphins croisent notre chemin et suivent
un petit moment le long du bateau. Ce ne sont pas les dauphins bleus gris qu'on
a pu voir sur la côte ouest. Ceux là ont des traces blanches et noires, comme
les dauphins Hector que l'on avait croisé au sud de la Nouvelle-Zélande (que de
souvenirs...). Le ferry gagne la course et les dauphins disparaissent dans
notre sillage.
Aussitôt arrivés
on part à la découverte de l'île. Elle est assez grande et deux jours ne seront
pas suffisant. On comprend assez vite que notre principal handicap n'est pas
seulement le temps mais aussi notre véhicule. En dépit des routes principales
goudronnées, un bon nombre de sites ne sont accessibles qu'en 4x4, ou à défaut
avec un deux-roues motrices plus flexible que ne l'est notre van. Rien de bien
grave, vu que de toute façon notre timing est restreint. On fait une pause au
Pelican Lagoon, puis Kingscote et Emu Bay. On admire la végétation luxuriante
de l'île, en particulier de magnifiques grass trees. Puis on part à la conquête
des sables du Little Sahara, un ensemble de dunes sur la côte sud de l'île. On
profite du spectacle de ceux qui sont venus défier la dune avec leur planche de
snowboard : gadins assurés, mais avec le sourire !
Le temps passe vite et on se décide à se poser au caravan park de l'ouest de l'île. Il y avait bien d'autres campground moins onéreux mais leur emplacement sur l'île de nous convenait pas. Et celui-ci Josselin nous en a déjà parlé, en particulier de la petite promenade pour aller voir wallabies et koalas juste à coté. C'est donc la première chose que l'on fait en arrivant, et on n'est pas déçus !! Sur le parcours on a droit a une cinquantaine de wallabies, une poignée de grands kangourous, un koala et quelques perroquets. Juste superbe. Quelques tentatives de photos mais la luminosité tombante n'était pas de notre coté. En revanche on a fait quelques petites vidéos souvenir des marsupiaux, on mettra ça en ligne un jour prochain.
En me penchant
sous le van je m'aperçoit qu'il y a un tuyau qui traîne... mauvais signe,
n'est-ce pas ? Rien de grave, c'est le tuyau qui alimente l'évier en eau. Il
s'est décroché et est venu se poser sur le pot d'échappement. Résultat tuyau
fondu, tuyau foutu. Mais c'est sans compter sur la bienveillance de notre
voisin de campement, qui nous repère la tête sous le van. Quelques instants
plus tard nous voilà équipés d'un tuyau de remplacement offert par le gentleman
(c'est fou ce qu'ils peuvent trimbaler comme matos dans une caravane). Reste à
monter le dit tuyau, mais là m'allonger dans la pelouse inondée par le
réservoir d'eau qui vient de se vider, je ne le sens pas trop (oui, je suis un
petit joueur). On remet donc ça à plus tard, peut-être quand le van sera sur le
banc du garagiste, tout sera alors beaucoup plus accessible.
Pendant la soirée on entend une bestiole gratter à l'arrière du van. J'ouvre et j'éclaire : surprise, un possum (brush-tailed possum pour être précis) s'intéresse de près à notre van. Il s'éloigne tranquillement sous ma lumière vers une caravane voisine, no stress! On aperçoit aussi quelques wallabies entrain de brouter l'herbe à quelques mètres du van. Là encore pas de panique, on peut s'approcher très près d'eux sans qu'ils ne s'enfuient.
Un petit tour de
nuit dans le camping nous réserve d'autres surprises, comme un autre couple de
possums (ou plutôt une mère et son petit), ainsi qu'un koala bondissant. Yep !
Il a été surpris par le proprio d'une caravane pendant qu'il faisait je ne sais
quoi près de la porte. Le voilà donc qui cavale à travers le terrain de camping
pour aller grimper illico presto au premier arbre à sa portée. Tout ça sous mes
yeux ébahis. La plupart du temps (99% de la journée), un koala c'est stone. ça
ne bouge pas, ça mâchouille éventuellement quelques feuilles d'eucalyptus
attrapées avec un flegme maîtrisé et une lenteur absolue. Mais là j'ai eu la
démonstration que ça pouvait aussi être beaucoup plus vif. Le koala c'est un
peu comme maître Yoda si vous voyez ce que je veux dire...
On me l'avait
dit, mais le voir en vrai c'est toujours plus marquant. Et c'est aussi pour ces
petits moments hors du commun qu'on s'est lancés dans l'aventure.






