B#!an
Par Lydie le dimanche 1 novembre 2009, 18:02 - Bilan - Lien permanent
B#!an, le gros mot à ne pas dire !
Presque 6 mois que nous sommes rentrés et que ce blog ne vit plus. Presque 6 mois d'une vie tourbillonnante, qui est en train de se calmer un peu.
Dès le retour nous nous sommes lancés corps et âme dans les démarches d'une nouvelle vie en France. Recherche d'un boulot (pour MiKL, moi j'avais trouvé lorsque nous étions encore en Australie), achat d'une nouvelle voiture, décision cruciale sur la ville d'habitation puis recherche d'un appartement, déménagement, emménagement, achat des meubles. Plus une vie sociale bien chargée avec notamment des week-ends à droite à gauche pour revoir les amis et la famille (à ce jour on compte 3 séjours en Dordogne, 2 en Alsace, 1 à Toulouse, 1 à Paris [à moitié pour le boulot], 1 en Ardèche, et un nombre incalculable à Voiron).
Des photos on en a plein, mais le tri n'avance pas très vite. "Ca fait mal de revoir tous ces beaux paysages". Ou peut-être que garder pour nous ce que l'on a vu est une manière d'éviter que cela s'efface trop vite... Alors on se fixe des objectifs : imprimer notre livre de photos avant Noël, faire un petit diaporama à projeter le jour de notre crémaillère (qui du coup n'a pas de date définie, comme ça pas de risque de la faire trop rapidement).
Une question revient sans cesse dans la bouche de nos interlocuteurs : "Et la prochaine destination, c'est quoi ?". A croire qu'ils nous préfèrent quand on est loin, ou qu'ils vivent leurs rêves de voyages à travers les nôtres. Oh notre réponse était assez claire au départ : "nulle part, on se pose en France pour l'instant". Jusqu'au jour où on a répondu en chœur "je ne sais pas encore". Notez la nuance.
Depuis ça tournicote au fond de nos esprits : une résidence permanente au Canada ? Oui mais à Toronto alors. Cela dit le climat australien est quand même plus sympa, et puis on a pas vu la Côte Est. Tiens, on a des amis en vacances en Nouvelle-Zélande, c'est vrai que notre séjour là-bas était génial. Mais bon qu'est-ce qu'on pourrait bien y faire comme boulot ?
Le boulot d'ailleurs, c'est parti à 100 à l'heure. Tellement vite que parfois j'ai l'impression de foncer droit dans le mur, sans réussir à prendre le temps de me poser les bonnes questions. Mais je crois que c'est toujours le cas lorsque l'on débute quelque chose, il faut le temps de prendre ses marques, ses repères, de se forger ses opinions et de construire sa pratique comme on dit.
Hier j'ai vu une interview de Jacques Attali qui parlait de son nouveau livre. Pour survivre aux crises, dit-il, il faut arriver à se projeter dans 20 ans. Pour l'instant ce n'est pas le cas, alors espérons qu'aucune crise ne viendra troubler le fragile équilibre que nous venons de recréer ici.
Photo prise par Emilie le 26 juillet 2009, en Ardèche.
Presque 6 mois que nous sommes rentrés et que ce blog ne vit plus. Presque 6 mois d'une vie tourbillonnante, qui est en train de se calmer un peu.
Dès le retour nous nous sommes lancés corps et âme dans les démarches d'une nouvelle vie en France. Recherche d'un boulot (pour MiKL, moi j'avais trouvé lorsque nous étions encore en Australie), achat d'une nouvelle voiture, décision cruciale sur la ville d'habitation puis recherche d'un appartement, déménagement, emménagement, achat des meubles. Plus une vie sociale bien chargée avec notamment des week-ends à droite à gauche pour revoir les amis et la famille (à ce jour on compte 3 séjours en Dordogne, 2 en Alsace, 1 à Toulouse, 1 à Paris [à moitié pour le boulot], 1 en Ardèche, et un nombre incalculable à Voiron).
Des photos on en a plein, mais le tri n'avance pas très vite. "Ca fait mal de revoir tous ces beaux paysages". Ou peut-être que garder pour nous ce que l'on a vu est une manière d'éviter que cela s'efface trop vite... Alors on se fixe des objectifs : imprimer notre livre de photos avant Noël, faire un petit diaporama à projeter le jour de notre crémaillère (qui du coup n'a pas de date définie, comme ça pas de risque de la faire trop rapidement).
Une question revient sans cesse dans la bouche de nos interlocuteurs : "Et la prochaine destination, c'est quoi ?". A croire qu'ils nous préfèrent quand on est loin, ou qu'ils vivent leurs rêves de voyages à travers les nôtres. Oh notre réponse était assez claire au départ : "nulle part, on se pose en France pour l'instant". Jusqu'au jour où on a répondu en chœur "je ne sais pas encore". Notez la nuance. Depuis ça tournicote au fond de nos esprits : une résidence permanente au Canada ? Oui mais à Toronto alors. Cela dit le climat australien est quand même plus sympa, et puis on a pas vu la Côte Est. Tiens, on a des amis en vacances en Nouvelle-Zélande, c'est vrai que notre séjour là-bas était génial. Mais bon qu'est-ce qu'on pourrait bien y faire comme boulot ?
Le boulot d'ailleurs, c'est parti à 100 à l'heure. Tellement vite que parfois j'ai l'impression de foncer droit dans le mur, sans réussir à prendre le temps de me poser les bonnes questions. Mais je crois que c'est toujours le cas lorsque l'on débute quelque chose, il faut le temps de prendre ses marques, ses repères, de se forger ses opinions et de construire sa pratique comme on dit.
Hier j'ai vu une interview de Jacques Attali qui parlait de son nouveau livre. Pour survivre aux crises, dit-il, il faut arriver à se projeter dans 20 ans. Pour l'instant ce n'est pas le cas, alors espérons qu'aucune crise ne viendra troubler le fragile équilibre que nous venons de recréer ici.
Photo prise par Emilie le 26 juillet 2009, en Ardèche.






Commentaires
1. Le dimanche 1 novembre 2009, 22:15 par Gally
C'est pas facile de se poser sans avoir envie de repartir.
En tout cas, votre réussite m'inspire, j'espère pourvoir m'installer aussi rapidement quand je rentrerai (sans pour autant laisser les souvenirs au placard !).
A bientôt !
2. Le lundi 2 novembre 2009, 00:13 par Manu
Justement, je me demandais ce que vous deveniez. Content de voir que le retour se soit (apparemment) bien passé. Est-ce que c'est aussi simple que ça de rentrer au pays après une année pleine d'aventures âssées à l'autre bout du monde ?
En tous les cas, je vous souhaite bonne continuation et le jour où vous remettez les pieds dans un avion pour partir vers une nouvelle destination, faîtes connaitre l'adresse de votre nouveau blog.
3. Le lundi 2 novembre 2009, 19:40 par milie
Hé, vous allez continuer votre blog alors ?
Et vous pensez sérieusement à repartir quelquepart ? Ca pourrait être dans quel laps de temps (1, 2, 5 ans) ???
Franchement si vous pensez repartir en Australie, tenez-moi au courant car le seul truc qui me retient c'est de ne connaître personne ou presque si j'y retourne
En attendant, bon courage au Péage du Roussillon !!
4. Le mercredi 4 novembre 2009, 14:51 par regis
Merci pour ces news. J'avais suivi votre aventure sans vous connaître (bien que je vous connaisse un peu plus maintenant virtuellement) et je vois que le retour ne semble pas être facile. Pour être moi même en vadrouille en permanence, ce retour en France me terrifie et je ne crois pas vraiment m'y faire. Pourquoi faire retomber l'excitation et pourquoi les voyages devraient ils avoir une fin ?
Bonne continuation et merci de partager vos pensées avec nous.
5. Le mardi 17 novembre 2009, 09:13 par Lydie
Merci à tous pour les commentaires. Ce n'est pas si simple que ça de rentrer après un an passé à l'autre bout du monde mais je crois qu'on a eu pas mal de chance. En fait la seule difficulté pour nous maintenant c'est vraiment d'arriver à nous projeter dans l'avenir, puisqu'on n'a plus de projet de départ à l'étranger. D'ailleurs Emilie le retour en Australie n'est pas programmé pour l'instant, même si on le garde comme une éventualité au fond de nos têtes. Promis si un jour ça arrive on te préviendra !!
@ Régis : bienvenue par ici, ça fait plaisir de découvrir de nouveaux lecteurs !